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Dr Valérie SARDA – Chirurgien des yeux à Paris

Glaucome : quelles activités ou médicaments sont déconseillés ?

Le glaucome est une maladie chronique du nerf optique qui peut entraîner une perte progressive et irréversible du champ visuel. Souvent silencieux à ses débuts, il nécessite un suivi régulier et une prise en charge adaptée afin de préserver la vision sur le long terme.

Si les traitements permettent aujourd’hui de contrôler efficacement la maladie dans la majorité des cas, certains médicaments, habitudes de vie ou activités peuvent influencer la pression intraoculaire ou compliquer la prise en charge. Quels sont les comportements à surveiller lorsqu’on souffre d’un glaucome ?

Pourquoi certaines situations peuvent-elles être problématiques ?

L’objectif principal du traitement du glaucome est de maintenir une pression intraoculaire compatible avec la préservation du nerf optique.

Une pression oculaire qui doit rester stable

Chez les patients atteints de glaucome, le nerf optique est plus vulnérable. Certaines situations peuvent provoquer des variations de pression intraoculaire susceptibles d’accélérer les lésions lorsqu’elles se répètent ou ne sont pas prises en charge.

Un risque variable selon le type de glaucome

Les précautions diffèrent selon qu’il s’agit d’un glaucome chronique à angle ouvert, de loin le plus fréquent, ou d’un glaucome par fermeture de l’angle, plus rare mais potentiellement plus dangereux.

Quels médicaments doivent faire l’objet d’une vigilance particulière ?

Tous les traitements ne sont pas contre-indiqués, mais certains nécessitent l’avis préalable d’un ophtalmologiste.

Les médicaments contenant des corticoïdes

Les corticoïdes représentent la principale famille médicamenteuse pouvant augmenter la pression intraoculaire chez certaines personnes.

Ils peuvent être administrés sous forme :

  • de collyres ;
  • de comprimés ;
  • d’inhalateurs pour l’asthme ;
  • de crèmes dermatologiques ;
  • d’injections.

Une utilisation prolongée peut favoriser l’apparition ou l’aggravation d’un glaucome.

Certains traitements contre le rhume ou les allergies

Chez les personnes présentant un angle irido-cornéen étroit, certains médicaments décongestionnants ou antihistaminiques peuvent favoriser une fermeture de l’angle et déclencher une urgence ophtalmologique.

Les traitements psychotropes dans certaines situations

Quelques antidépresseurs ou anxiolytiques peuvent être déconseillés dans des formes spécifiques de glaucome. Il est donc important de signaler systématiquement votre maladie à tout professionnel de santé.

Quelles activités physiques sont recommandées ou à limiter ?

Contrairement à certaines idées reçues, l’activité physique reste bénéfique pour les patients atteints de glaucome.

Les sports généralement recommandés

La marche, le vélo, la natation ou encore le yoga modéré contribuent à une bonne santé cardiovasculaire et peuvent participer à l’équilibre général de la pression oculaire.

Une activité physique régulière est donc encouragée.

Les exercices nécessitant des efforts de poussée importants

Certaines pratiques impliquant une forte augmentation de la pression thoracique peuvent entraîner une élévation transitoire de la pression intraoculaire :

  • musculation avec charges très lourdes ;
  • haltérophilie ;
  • exercices de poussée intense en apnée.

Ces activités ne sont pas forcément interdites mais doivent être adaptées à chaque patient.

Certaines postures prolongées tête en bas

Les positions inversées prolongées, notamment dans certaines pratiques de yoga avancé, peuvent provoquer une augmentation importante de la pression oculaire et doivent être discutées avec votre ophtalmologiste.

Les écrans sont-ils dangereux en cas de glaucome ?

L’utilisation des écrans n’aggrave pas directement le glaucome.

Une fatigue visuelle parfois plus marquée

Les patients peuvent néanmoins ressentir une fatigue oculaire accrue lors d’une exposition prolongée aux écrans, notamment en cas de sécheresse oculaire liée aux traitements par collyres.

L’importance des pauses régulières

La règle du 20-20-20 reste utile : toutes les 20 minutes, regarder un objet situé à environ 20 pieds (6 mètres) pendant 20 secondes afin de limiter la fatigue visuelle.

Quelles habitudes adopter pour protéger sa vision ?

La meilleure stratégie reste un suivi médical rigoureux associé à une bonne hygiène de vie.

Respecter scrupuleusement les traitements

L’oubli des collyres est l’une des principales causes de progression du glaucome. Même en l’absence de symptômes, le traitement doit être poursuivi quotidiennement.

Assister aux consultations de suivi

Le glaucome évolue souvent sans signe visible pour le patient. Les examens réguliers permettent de vérifier la pression oculaire, le champ visuel et l’état du nerf optique.

Préserver sa santé cardiovasculaire

Le contrôle de l’hypertension artérielle, du diabète et des facteurs de risque vasculaires participe également à la protection du nerf optique.

Un suivi personnalisé est essentiel

Chaque glaucome est différent. Les médicaments autorisés, les activités physiques recommandées et les précautions à prendre peuvent varier selon votre âge, votre type de glaucome et l’évolution de votre maladie.

Au cabinet Saint-Paul à Paris, le Dr Valérie Sarda réalise un bilan complet du glaucome et assure un suivi personnalisé afin d’adapter les traitements et les recommandations à chaque patient.

Pour prendre rendez-vous avec le Dr Sarda, consultez sa page Doctolib :

Doctolib – Dr Valérie Sarda

Une prise en charge précoce et un suivi régulier restent les meilleurs moyens de préserver durablement votre capital visuel.