Prendre rendez-vous en ligneDoctolib

Dr Valérie SARDA – Chirurgien des yeux à Paris

Vitamine C, E et Zinc : leurs rôles essentiels dans la prévention de la DMLA

La Dégénérescence Maculaire Liée à l’Âge (DMLA) est la première cause de perte de vision centrale après 50 ans dans les pays industrialisés. Si certains facteurs de risque, comme l’âge ou l’hérédité, ne peuvent être évités, d’autres peuvent être modulés, notamment par l’alimentation. Des études scientifiques de référence ont mis en évidence le rôle clé de certains micronutriments – en particulier la vitamine C, la vitamine E et le zinc – dans la prévention et le ralentissement de l’évolution de la DMLA.

DMLA : une maladie chronique qui altère la vision centrale

La DMLA touche la macula, une petite zone de la rétine essentielle à la vision fine, nécessaire pour lire, conduire ou reconnaître les visages. Elle évolue lentement, souvent de manière silencieuse dans les premières années, et peut se manifester sous deux formes : sèche (atrophique) ou humide (exsudative). Si elle n’est pas dépistée et prise en charge à temps, elle peut entraîner une perte sévère de la vision centrale.

Le rôle protecteur des antioxydants et oligo-éléments

La vitamine C : un puissant bouclier antioxydant

Présente dans de nombreux fruits et légumes, la vitamine C protège les cellules de l’œil contre le stress oxydatif. Ce phénomène, accéléré par l’exposition à la lumière, le tabac ou la pollution, contribue au vieillissement prématuré de la rétine. En neutralisant les radicaux libres, la vitamine C aide à maintenir l’intégrité des tissus rétiniens.

La vitamine E : une alliée contre la dégénérescence cellulaire

Lipophile, la vitamine E agit principalement au niveau des membranes cellulaires, où elle empêche l’oxydation des acides gras. Son action complémentaire à celle de la vitamine C en fait un acteur essentiel dans les stratégies de protection visuelle, notamment chez les personnes à risque de DMLA ou déjà diagnostiquées.

Le zinc : un minéral central dans la santé oculaire

Le zinc joue un rôle fondamental dans le métabolisme cellulaire de la rétine. Il participe à la régulation de la réponse immunitaire, au transport de la vitamine A et à la protection contre le stress oxydatif. Des taux suffisants de zinc sont associés à une progression plus lente de la DMLA dans ses formes intermédiaires ou avancées.

Ce que disent les études : l’exemple de l’étude AREDS

L’étude AREDS (Age-Related Eye Disease Study), menée par les National Institutes of Health (NIH) aux États-Unis, a démontré qu’un apport contrôlé en antioxydants (vitamines C et E, bêta-carotène) et en zinc réduisait de 25 % le risque de progression vers une forme avancée de DMLA. Une version modifiée (AREDS 2) a ajusté les doses et substitué la lutéine et la zéaxanthine au bêta-carotène, jugé trop risqué chez les fumeurs.

Comment intégrer ces nutriments dans son quotidien ?

Une alimentation variée et riche en antioxydants

  • Vitamine C : kiwi, agrumes, poivrons, persil, brocolis.

  • Vitamine E : amandes, noisettes, huiles végétales, graines.

  • Zinc : fruits de mer, viandes, œufs, céréales complètes.

Une supplémentation adaptée si nécessaire

En cas de risque élevé ou de DMLA déjà diagnostiquée, une supplémentation spécifique peut être envisagée. Celle-ci doit toujours être prescrite dans un cadre médical, après évaluation ophtalmologique.

 

Vous avez plus de 50 ans ou présentez un risque de DMLA dans votre famille ?

Un suivi régulier par un ophtalmologiste est essentiel pour dépister la DMLA au plus tôt et mettre en place une prévention adaptée.

👉 Prenez rendez-vous avec le Dr Sarda à l’Institut d’Ophtalmologie Paris pour un bilan visuel approfondi et des conseils personnalisés :
Réservez votre consultation sur Doctolib ou appelez le 01 48 04 03 02.